Anne
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Le couloir du Jaguar

Le jaguar (Panthera Onca) est sans nul doute le plus emblématique des habitants de la forêt costaricienne. Son charisme naturel vient sans doute de son comportement félin et sauvage. Son allure puissante, son regard franc et sa musculature impressionnante en font un symbole et ce depuis les temps les plus reculés. Il est symbolisé dans de nombreux mythes des peuples amérindiens et il est devenu symbole national pour plusieurs pays d’Amérique latine.

jaguarPlus puissant que le lion ou même que le tigre, sa méthode de chasse est unique : il attaque directement la tête de sa proie, ce qui lui confère un respect parmi les hôtes de la jungle. C’est le plus gros félins d’Amérique et se rencontre dans toute la partie sud du continent américain, du Mexique à l’Argentine. Il peut peser jusqu’à 120 kg et atteindre une taille au garrot de 1,40m pour les plus gros spécimens. Toutefois, au Costa Rica, les individus sont plus petits et atteignent au plus 80 kg et 1,10 m au garrot. Il est présent dans les Parc nationaux comme le Corcovado, Tortuguero, Braulio Carillo, Gaunacaste et la Amistad.

Cet animal attachant a vu sa population réduite de 60% depuis les années 70. Le responsable : l’homme responsable de la déforestation à outrance, de la chasse et les idées reçues. La carte ci-contre illustre en vert clair les zones où en 1960 le jaguar pouvait s’ébattre et en vers foncé son territoire aujourd’hui !

Le jaguar n’est pas un prédateur pour l’homme et les très rares cas d’attaque l’ont été par un animal acculé ou blessé. Le jaguar se nourrit principalement de serpents, de tapirs, de pécaris, de caïmans. Il est clair que si le jaguar trouvait suffisamment de sangliers, de cerfs pour se nourrir il n’aurait pas besoin de s’attaquer au bétail et ne se discréditerai pas ainsi aux yeux des agriculteurs. Mais qui chasse les sangliers, les cervidés et autre nourriture du jaguar ?

Toutefois, la chasse n’est pas la seule responsable de sa disparition mais la déforestation et la perte de son habitat sont les problèmes numéro un.

PROGRAMME PANTHERA OU COULOIR DU JAGUAR


En 2000, une étude a montrée qu’aucune différence génétique n’existait entre les jaguar d’Argentine et ceux du Mexique ni d’aucun autre des 18 pays ou l’on pouvait trouver le jaguar. Ceci en faisait la plus grande continuité génétique à travers le monde. L’idée est alors venu de créer un corridor du sud au nord afin que les jaguars puisent circuler en toute sécurité et ainsi préserver l’espèce.

En 2012, le Costa Rica s’associe à 13 autres nations sur les 18 où sont présentent le jaguar, pour créer et développer un corridor biologique sur son territoire et conjointement avec les pays limitrophes.

Ce corridor doit permettre aux populations de Jaguar de circuler sur des surfaces suffisantes à leur reproduction. Mais, au-delà de la protection du jaguar, il en va de la sauvegarde de dizaines d’autres espèces qui verront également leurs populations sauvegardées ainsi que des écosystèmes entiers. En effet, le jaguar est l’animal qui nécessite le plus grand territoire et si l’objectif de sauvegarde du jaguar est atteint c’est tout un équilibre dans la biodiversité des forêts tropicales qui y trouvera son compte comme la survie des paysages, des forêts tropicales et des espèces pouvant aider l’espèce humaine en matière de pharmacopée, de recherche et de découvertes.

Le travail essentiel outre la reforestation et protection des passages sensibles est l’information et le travail avec les population locales souvent encore empruntent de peur et de haine fasse a ce qu’elles considèrent comme un grand prédateur. Des actions sur le terrain sont dispensées auprès des populations agricoles sont mises en place afin d’informer et de former à la protection de leur troupeau les populations rurales et réduire ainsi les conflits avec les jaguars. 

Plusieurs associations sont largement impliquées au Costa Rica et leur action peu à peu porte ses fruits. Aidons-les dans leurs efforts afin de pouvoir continuer à voir rôder l’ombre du félin…

Ci-dessous carte du couloir du jaguar au Costa Rica

Costa_Rica_Jaguar_Corridor

 

 

 

 

 

 

Pura Vida !



Anne
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Les Tope au Costa Rica

Qu’est-ce qu’un Tope ?


Le Tope fait partie intégrante de la culture Costaricienne. Cette parade à cheval trouve ses origines au début du XXème siècle. La United Fruit qui produisait également du bétail, utilisèrent les chevaux pour surveiller les bêtes. Puis, les cavaliers rivalisèrent en matière de tenues et de capacités de monte. Cela devint rapidement un moment de réunion dans les villages.

Les chevaux sont pour la plupart des Criollos (créoles) et des Pure race espagnole. Les montures sont d’ailleurs souvent très chères et certains propriétaires n’hésitent pas à s’endetter pour obtenir le « meilleur »…

Cette fête populaire est répandue à travers tout le pays mais certains Tope sont plus réputés que d’autres.

San José


Naturellement la capitale reste le Tope numéro un. Tous les ans le 26 décembre, le Boxing Day, San José ferme ses rues et laisse place à tous les amoureux des chevaux et de la fête en général. Une manifestation qui rassemble des milliers de personnes tout au long du Paseo Colon et jusqu’à Lire la suite



Anne
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Flyboard

Le Flyboard débarque au Costa Rica

Tout droit sortit d’un film de James Bond, le Flyboard est une nouvelle discipline aquatique inventé par un français, cocorico, Franky Zapata qui s’est fait connaître dans le monde du Jet Ski. Ses envies de sensations l’ont amené à développer ce nouveau système. Le principe du flyboarding est si simple qu’il est étonnant que personne n’y est pensé plus tôt! Un Flyboard est une planche reliée à la turbine d’un jet ski qui vous propulse hors de l’eau à des hauteurs variables et vous procure des sensations de vol. Iron Man n’est plus de la sciences fiction mais est devenue réalité. Ce sport extrême est praticable également par des néophytes mais c’est clair il faut des jambes bien musclées… En quelques minutes seulement, vous lévitez littéralement au-dessus de l’eau.

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Anne
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Nicaragua, population métissée…

Le peuple nicaraguayen est constitué de nombreuses origines ce qui en fait leur richesse culturelle et ce depuis l’époque précolombienne. Les couleurs de peau se mélangent en harmonies du blanc au noir en passant par le café… La plupart d’entres eux sont d’origine métisse, mélange des conquistadors et d’indigènes. La population se compose de 69% de métis, 17% de blancs issus de l’immigration d’origine espagnole, allemande, anglaise, italienne, portugaise et française, 9% de noirs et 5% d’amérindiens et des populations autochtones.

L’époque Précolombienne


Le continent fut d’abord peuplé d’amérindiens et le Nicaragua ne fait pas exception. La présence humaine au Nicaragua remonte au moins à 6000 ans comme en témoigne les empreintes de Acahualinca découvertes en 1874. Lire la suite



Anne
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Hôtel boutique : seconde partie

La semaine dernière je vous emmenais sur les routes du nord du Costa Rica, des Caraïbes au Pacifique en passant par la région de Turrialba, de Bajos del Toro, de l’Arenal et du Tenorio. Je vous ai présenté quelques petits bijoux d’hôtels mais naturellement il en existe bien d’autre mais comme il fallait faire un choix…

Je vous invite à me suivre dans la suite de ce voyage au sud du pays. Nous nous étions arrêtés au sud de la péninsule de Nicoya alors prenons le ferry de Paquera et embarquons pour le Pacifique Central…

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