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  • AnneAnne
    25 août 2014

    Parc National Piedras Blancas

    Parmi les parcs nationaux du Costa Rica, Piedras Blancas reste un de ceux les moins visité car éloigné des circuits touristiques habituels. Cependant c’est très dommage car à notre avis, après Corcovado, il reste un des endroits du monde encore privilégiés et dont l’exubérance naturelle à elle seule mérite le voyage.

    LABORATOIRE A CIEL OUVERT

    Paradis méconnu : piedras blancas - costa rica découverteAu bord du Golfo Dulce, dans le sud du pays, le parc est à l’origine, une section du Parc National de Corcovado connu comme le secteur Esquinas. Dans les années 1990, une grande partie de la zone était privée et particulièrement déboisée. Différents associations écologiques se sont alors mobilisées pour lever des fonds et demander au gouvernement de protéger parc en entier et surtout la partie de forêt tropicale humide de plaine. Cet habitat est le préféré du Jaguar.

    Le parc est un véritable refuge de faune et de flore et une immense forêt à feuilles persistantes. Les sommets en dents de scies qui dominent le parc, les forêts qui couvrent les pentes abruptes sont traversés par 2 fleuves : Esquinas et Piedras Blancas avant de se jeter dans le Golfo Dulce. Un plateau fluvial de plus de 100 cours d’eau et des falaises côtières impressionnantes.Cet écosystème fait que Piedras Blancas est parsemé de nombreuses cascades et de côtes déchiquetées au panorama saisissant. Les 5 m d’eau qui arrosent annuellement le parc n’y sont pas étrangères !

    La côte est jonchée de récifs coralliens idéal pour le snorkeling.

    Toutes ces richesses en font un endroit privilégié pour les chercheurs et scientifiques qui continuent en permanence d’étudier Piedras Blancas car de nombreuses espèces n’y ont pas encore été identifiées. De plus certaines découvertes tentent à penser que des tribus indigènes ont vécu ici par le passé à l’époque pré-hispanique. Lire la suite…

    AnneAnne
    14 août 2014

    “Jades et Chamans”: identité mezo-américaine

    Rodrigo Muñoz Azofeifa



    L’artiste Rodrigo Muñoz Azofeifa est parti du point de vue des indiens de Méso-Amérique pour créer ses 17 œuvres majeures de l’exposition qui se tiendra a la Maison des artistes de Guadalupe à San José.

    Des œuvres taillées dans l’écorce et peintes avec des pigments naturels. L’inspiration et la recherche artistique est fondée sur l’histoire et les recherches anthropologiques. Pour nos ancêtres précolombiens tous les éléments de la nature ont une signification ainsi qu’une relation harmonieuse avec l’être humain d’un point de vue holistique.

    Du Nord au Sud des Amériques ont résidés les sociétés Aztèques, Mayas, Olmèques, Toltèques, Incas et au Costa Rica les sociétés Bruncas, Huetares et Chorotegas explique le directeur du centre artistique qui accueil l’exposition.

    Pour chacune de ses œuvres, Muñoz a tenté d’établir une ligne de pensée et un concept afin de mieux comprendre ces cultures indigènes.

    Le Jade


    Le jade, cette pierre semi-précieuse, était en abondance au Guatemala et les artisans costariciens sont devenus maîtres dans la taille de cette pierre que l’on retrouve fréquemment chez les Aztèques et les Incas. A cela s’ajoute la dimension chamanique qui tentait de maintenir l’équilibre entre le bien et le mal, le divin et l’humain, à travers la spiritualité. Une dimension bien retranscrite à travers toute l’exposition.

    Rodrigo Muñoz a été inspiré par les idoles, les masques et les spectacles rituels, la relation ambiguë de l’attraction et de la peur, de l’ordre et du chaos.

    Certaines pièces de l’exposition comme « Guayabo » évoque le cente cérémoniel sacré du site de Guayabo en opposition au didacts architecturaux des conquérants européens. Dans une autre œuvre « Ari Uren » : le chaman guérisseur montre le sorcier invoquant les esprits de la nature. L’artiste a utilisé ici une métaphore pour le passage de la conscience à l’instinct.

    Une exposition colorée, inspirée et vivante pour une approche peu traditionnelle des civilisations précolombiennes.

    Lieu : Escuela Casa del Artista de Guadalupe - 
    Horaires de l’exposition
    : de 8 :00 à 20 :00 du lundi au vendredi et de 8 :00 à 16 :00 le samedi. Fermé le dimanche.

    AnneAnne
    6 août 2014

    Costa Rica : le pays des gens heureux

    TF1 a diffusé samedi 2 août une émission sur ces français expatriés qui ont refait leur vie à l’étranger et notamment au pays des gens heureux : le Costa Rica.

    Nous sommes environ 2500 français installés sur cette terre d’Amérique Centrale coincé ente le Nicaragua et le Panama. 9% soit 386 000 personnes étrangères vivent au Costa Rica dont 68% de Nicaraguayen, 6% de Colombiens et 5% d’américains. Puis viennent tout les peuples d’Amérique latine, les européens et les asiatiques. Cette diversité culturelle donne au pays des opportunités de développement rapides.

    LE REPORTAGE

    Costa Rica : le pays des gens heureux présente 3 personnes ayant réussis leur installation sur ce petit bout de terre comme nous chez Costa Découverte.

    Tout d’abord Thomas, photographe et sa femme Amandine, décoratrice, qui vivent du côté de Tamarindo qui ont tout simplement choisi une vie différente et loin du stress, Fanny hôtelière à Manuel Antonio et Patrick restaurateur et hôtelier à Playa Negra dans le Guanacaste.

    Ces trois français ont su s’intégrer à leur pays d’accueil et surtout ont trouvé ici une manière de vivre plus Pura Vida. Comme le dit Fanny, il faut s’adapter au rythme du Costa Rica et oublier sont stress occidental. En effet, la manière de travailler et de vivre au Costa Rica est très différente de celle que l’on connaît en Europe ou dans les pays industrialisés. Ici, rien n’est urgent et rien ne doit troubler la sérénité du moment. Ici, les problèmes quotidiens n’en sont tout simplement pas. Ici, la nature commande avant tout… Lire la suite…

    AnneAnne
    31 juillet 2014

    Ban Ki Moon : « le Costa Rica symbole de paix »

    Le Président de l’ONU était en visite officielle à San José.

    Un honneur de recevoir le président de l’ONU

    Après une étape au Nicaragua, Ban Ki Moon le président de l’ONU, et sa femme ont posé ce mercredi matin leurs valises à San José. Ils ont été chaleureusement accueillis par le président costaricien Luis Guillermo Solis et sa femme Mercedes Penas.

    « C’est un honneur de recevoir un aussi illustre visiteur et c’est l’occasion de réaffirmer l’attachement historique du Costa Rica aux valeurs des Nations-Unies telles que l’amour de la paix, le désarmement, les droits de l’Homme, l’environnement et les lois internationales » a déclaré le Luis Guillermo Solis.

    Dès son arrivée à l’aéroport Juan Santamaria, Ban Ki Moon a qualifié le Costa Rica de « symbole de paix » puisque le pays ne possède officiellement plus d’armée depuis 1948. Expression lourde de sens car il a évoqué dans le même discours les «actions honteuses et inacceptables » de l’armée israélienne contre les enfants et civils palestiniens. Il a également précisé que le Costa Rica était un exemple en termes de droits humains et de protection de l’environnement.

    Le Costa Rica : un modèle de développement durable

    Le président de l’ONU s’est ensuite rendu à la Court Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) où il a prononcé un discours sur le Costa Rica et le rôle que le pays pourrait jouer au sein des Nations-Unis. En effet, Ban Ki Moon considère le Costa Rica comme un leader mondial dans le respect des objectifs du millénaire et dans Lire la suite…

    AnneAnne
    17 juillet 2014

    Parc d’attraction de San José

    San José, capitale du Costa Rica, possède son parc d’attraction comme de nombreuses autre capitales dans la monde.

    ACTE CARITATIF


    Le parc « parque de diversiones » a vu le jour en 1981 afin de générer des fonds pour l’hôpital des enfants. Cette mission est toujours d’actualité et une partie des entrées vont directement à la gestion de l’hôpital et la gestion du parc est composée de médecins, infirmières, avocats et de personnes volontaires. Une réussite qui allie entraide et divertissement.
    Situé à proximité de l’autoroute qui mène à l’aéroport il est facile de s’y rendre. Ce lieu fait la joie de tout les Jocefinos (habitants de San José) Conseil :  les vacances scolaires locales sont plutôt à éviter pour ne pas faire de queues excessives.

    LES ATTRACTIONS


    Les attractions sont nombreuses et variées. Les 2-5 ans, pourront s’amuser sur de nombreux manèges, pédalos, petites roues, train d’enfants, auto-tamponneuses en formes d’abeilles, tonneaux qui tournent, trampolines adaptés à leur âge…

    Les 5-12 ans auront la joie de pouvoir descendre dans une grande bouée ou un canot dans un immense toboggan avec le Reventazon et Le Pacuare. Ils s’offriront quelques sensations en  embarquant dans le poulpe géant ou dans les balançoires ascensionnelles…

    Les plus âgés quant à eux pourront augmenter leur adrénaline avec le grand huit qui reste un must, la tour infernale, le boomerang, le tornado, les tasses folles ou encore le Sky Master qui vous donnera sûrement le tournis…
    De nombreux petits restaurants, pizza et hamburgers permettent de se « restaurer ».
    Une autre attraction est également très visitée : le Pueblo Antigo. Il s’agit en fait d’une reconstitution d’un village Costaricien et de sa vie au XIXème siècle. L’endroit accueil également des séminaires, des mariages et des conférences.

    Les horaires sont variables et il est préférable de se renseigner à l’avance. Certains jours sont fermés pour cause d’entretien.
    L’entrée du parc reste abordable : 7500 colons (15$) pour un accès illimité aux attractions, 3100 colons (6,50 $) pour une entrée au parc sans activités.

    En bref, une journée divertissante pour ceux qui souhaitent démarrer ou finir leur séjour au Costa Rica de manière ludique et amusante surtout si vous êtes accompagnés d’enfants. C’est également une bonne manière de découvrir la population dans ses divertissements…

    Pura Vida !

    AnneAnne
    7 juillet 2014

    Soyez zen en avion

    Comme tout voyage il faut savoir se préparer.
    On organise bien ses valises, on trouve une voisine ou un parent pour garder les poissons rouges, on vérifie 10 fois ses passeports, vaccins et souvent on ne prépare que peu ou pas son vol. Je parle ici principalement des vols longs courriers.
    En effet, faire 11:00 ou 12 :00 de vols peut devenir stressant si on ne s’est pas donné la peine de s’y préparer un tant soi peu.

    La veille du vol


    Bien dormir en avionLa veille de partir faîtes le check de votre bagage cabine : casques, tour de cou, tablette rechargée, livres, jeux électroniques et si vous voyagez en famille checkez les bagages des plus petits après les vôtres.

    Si possible, mangez léger et dépensez-vous.
    Un petit jogging, du streching, un yoga, une piscine ou autre tout est bon pour se dépenser. Allez-y foncez !
    Le but et d’avoir une fatigue à récupérer pendant le vol.

    Quand on prend l’avion on ne va pas à un défilé de mode.
    Prévoyez des vêtements confortables, de préférence sans ceinture (passage des portiques simplifié),  des chaussures sans lacets (idem), un pull et une écharpe/foulard (pour la clim).
    Prévoyez également un change complet pour tous car les trous d’air peuvent être fatal – j’en ai fait l’expérience – à votre pantalon ou chemisier.
    On ne parle pas des enfants, c’est pire !

    le Jour du vol


    Afin de ne pas monter à bord avec une boule au ventre, son tee-shirt à moitié trempé de sueur et les joues écarlates prenez de la marge sur vos horaires. Franchement, arriver aux enregistrements à peine une heure avant c’est déjà se compliquer la vie.
    Prévoyez donc une petite sécurité et arrivez bien 2 heures avant le départ.

    Passez le temps d’attente à marcher et à déambuler.
    Vous allez être ensuite assis longtemps alors pas la peine de prendre de l’avance.

    N’hésitez pas à boire de l’eau par anticipation. Vous ne pourrez probablement pas embarquer avec votre bouteille dans l’avion alors videz là et si un retard quelconque vous clouez sur le tarmac vous ne pourriez pas vous hydrater avant d’être en vol.

    En vol


    Dans l’avion, une fois en l’air, buvez suffisamment d’eau même si vous n’avez pas soif. Tant pis pour les aller retour au toilettes, cela vous fera marcher.

    Evitez de grignoter trop de sucre car cela augmente la soif, le stress et l‘énergie.

    Si vous pensez que l’alcool servi sur de nombreuses compagnies vous aidera à dormir c’est pas gagné. L’alcool déshydrate et vous devrez boire deux fois plus.

    Le pull et l’écharpe vous seront aussi probablement utiles tant la climatisation est parfois poussée au maximum. N’hésitez pas à vous couvrir.

    Pensez à garder des lingettes rafraîchissantes à portée de main et de la crème hydratante. Cela donne une sensation de bien-être immédiat.

    Si vous avez un vol de jour un masque de sommeil peut vous être utile. Plein d’idées d’accessoires de voyage ici.

    Toute les 2 heures : bougez, respirez. Sur les vols long-courriers la position assise favorise les crampes, les engourdissements donc faites circuler le sang. L’air conditionné et la pressurisation augmentent encore le phénomène. Pour ma part, une petite visite aux toilettes, quelques exercices de yoga (étirements et respiration) me permette des vols beaucoup plus sereins.

    Soyez Zen


    Les personnes qui souffrent de claustrophobie ont du mal à se sentir à l’aise en avion.

    Pour éviter les augmentations de stress, n’hésitez pas à pratiquer des exercices de respiration. Fermez les yeux et mettez vous à observer votre respiration. Vous devez inspirer par le nez et expirer par la bouche. Peu à peu, ralentissez le rythme et imaginez, à chaque inspiration, le souffle qui plonge vers vos pieds puis  à chaque inspiration remontez lentement jusqu’au sommet du crâne.

    Cette méthode permet de se concentrer sur autre chose que son stress et de détendre les muscles du corps.

    Une fois ces exercices effectués, regardez un film, plongez vous dans votre livre ou tentez de somnoler.

    Pour ma part, et afin de ne pas être déranger par le bruit des moteurs et des personnes autour je me pose un casque sur la tête et je me mets de la musique de mon choix. De préférence une musique douce et relaxante afin de trouver quelques minutes ou heures de sommeil.

    En résumé :


    • préparez votre sac de cabine
    • arrivez en avance
    • boire de l’eau
    • concentrez vous sur votre respiration
    • divertissez-vous
    • marchez et dégourdissez-vous les jambes
    • prémunissez-vous du froid

    J’espère que ces quelques conseils vous aiderons à passer des voyages plus calmes et plus zen.

    Un dictons particulièrement adapté dans cet article : prendre son mal en patience

    Pura Vida !

    AnneAnne
    30 juin 2014

    Danses et masques à l’honneur au Nicaragua

    Chaque année, durant la saison sèche, de janvier à avril, les villes de la région des Pueblos Blancos fêtent leurs saints respectifs. Les Pueblos Blancos constituent la zone la plus peuplée du pays. Ils se situent au sud de Managua et Masaya. Ici se conserve l’essence de la culture du pays.

    En effet, cette région est considérée comme la plus conservatrice des tradition du pays. La production de hamac bat son plein et il n’y a pas une fête sans que les musiciens locaux ne sortent leurs traditionnels marimbas. Mais le plus marquant des symboles de la culture nicaraguayenne réside dans ses danses, typiques, colorées et envoutantes.

    Le Gueguense : patrimoine de l’Humanité de l’Unesco


    A l’occasion de ces fêtes populaires, de nombreux groupes et associations envahissent les rues. La majorité de ces danseurs et danseuses portent un masque. La surprise est de taille et cela n’est pas sans rappeler le fameux épisode de Tintin et les Picaros. Il règne en effet la même ambiance de fête et de folie, mais sans coup d’Etat à la fin bien sûr !
    • Au premier rang de ces danses se trouve « El Güegüense ». Ce théâtre dansé, reconnu au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’Unesco depuis 2005, est considéré comme la première œuvre littéraire du pays. Sa naissance remonte à plus de 350 ans, même si son auteur reste inconnu. Le Güegüense s’apparente en fait à un théâtre burlesque où les colons espagnols, civils et militaires sont tournés en ridicule.

    « El Toro Huaco » est une autre danse extraordinaire. Disposés en file indienne, les danseurs évitent habilement les assauts d’un taureau infatigable. On reconnait facilement le Toro Huaco aux grands chapeaux que portent les participants.

    • Un duo de danseur attire particulièrement l’attention, « El Viejo y la Vieja » (Le Vieux et la Vieille). Déguisés en personnes âgées, ils se dandinent comme des fous au rythme de la guitare, des tambours et des marimbas, Au-delà de leurs masques loufoques et de leurs déhanchés aguicheurs, ce sont en fait deux hommes qui se cachent derrière les costumes du Viejo et de la Vieja. Fou rire garanti.<!–more–>

    • Autre classique des danses folkloriques nicaraguayennes, « El Gigante ». Il s’agit de grands personnages portés sur les épaules, et qui se remuent au son du tambour. Il arrive souvent de voir des enfants utiliser ce moyen pour soutirer quelques dollars aux touristes installés sur la calle la Calzada à Granada ou sur les bords de la plage à San Juan del Sur.

    Bas les masques !


    Enfin, d’autres danses, sans masques cette fois-ci, offrent l’opportunité aux jeunes filles et garçons du pays de s’adonner à la danse en couple ou en groupe tout en conservant bien sûr des robes et tenues très colorées. C’est notamment le cas des Inditas et les Hungaras.
    Tout ce folklore confirme la réputation du Nicaragua comme étant un pays à la culture vivante et aux traditions préservées. Et si vous avez la chance de visiter ce pays durant la saison sèche, il est indispensable de s’arrêter dans une ville en fête des Pueblos Blancos pour découvrir ce magnifique spectacle.

    AnneAnne
    24 juin 2014

    JFK et l’éruption du volcan Irazu

    En lisant ce titre, vous allez certainement penser, « quel est le rapport entre le 35eme président des Etats-Unis et le plus haut volcan d’Amérique centrale ? Encore un titre pour attirer le lectorat et faire du clic » !!! En effet, a priori John Fitzgerald Kennedy et le Volcan Irazu n’ont rien à voir. A priori seulement…

    UNE ARRIVEE EXPLOSIVE


    Lorsque JFK atterrit à l’aéroport de San Jose ce 19 mars 1963, tout le peuple costaricien et le président Francisco Orlich, sont heureux d’accueillir le leader de la superpuissance américaine. Savoir que le grand voisin américain s’intéresse à leur « petit pays » enorgueillit tous les Ticos et on se prépare à deux jours de fête. Portant un invité surprise va s’ajouter à la fête, le volcan Irazu.
    Ainsi, depuis environ une semaine, le volcan Irazu est entré en éruption. Du haut de ses 3432 mètres, de gigantesques nuages de fumée s’échappent sans discontinuer de son cratère. A l’époque, les moyens de communication ne sont pas suffisants pour relayer l’information et personne ne se soucie guère des mouvements de colère du Colosse. Ce volcan très actif avait déjà rugi à trois reprises au XXeme siècle, en 1917, 1928 et 1939. C’est un panache montant à 8.000 mètres en 4 minutes qui surprendra les habitants les plus proches.
    Préservée par les vents, la ville de San José sera finalement touchée par le nuage de cendre ce 19 mars 1963. Presque au même moment, le président américain foule le sol costaricien pour la première fois. Durant toute la durée de son séjour, John Fitzgerald Kennedy doit s’essuyer le visage et se protéger des cendres. Autant dire que la fête est gâchée. Après 39 heures, le président américain quitte le Costa Rica avec l’image d’un pays sous les cendres. Un moindre mal comparé au sort des Costariciens.

    ERUPTION DE PLUS DE 2 ANS


    Pendant 700 jours, le Colosse crache de la fumée. Les principales victimes des cendres sont les habitants des villes de l’ouest de la vallée centrale (San Jose, Alajuela et Heredia). Mille tonnes de cendre tombent chaque mois. Ces chutes détruisent toutes les cultures autour du volcan. Tous les jours, au réveil, il faut balayer les rues, les toits des voitures etc. Durant la saison des pluies, ce sont de véritables avalanches de boue qui dévalent les pentes de la vallée centrale. Au total, 30 personnes décèdent à cause de l’éruption.

    Haroun Tazieff fut mandaté par l’Unesco en tant que consultant et après une étude approfondie il conseilla la mise en place d’un mur anti-lahars (torrents de boue liés à l’accumulation des cendres). Les autorités costariciennes de l’époque furent difficile à convaincre mais M.J.Labbens, représentant de l’Unesco au Costa Rica, fit un travail de diplomatie exceptionnel et le gouvernement de l’époque fini par effectuer les travaux préconisés.
    Finalement, les cendres ont atteint jusqu’à la région du Guanacaste, au nord ouest du pays. C’est seulement l’arrêt de l’émission des fumées, 700 jours plus tard, qui permit un retour à la normale dans le pays.

    Aujourd’hui encore des fumerolles s’échappent du cratère de l’Irazu. Le Colosse ne s’est que peu manifesté depuis cette évènement. Toutefois, les spécialistes se sont dotés de moyens techniques pour essayer de prévoir une éventuelle éruption. Une éruption qui malgré son anticipation aurait des conséquences dramatiques sur la vie du Costa Rica. En effet, de nombreuses antennes de télécommunication se trouvent sur les flancs du volcan. Et sans aucun doute, plus personne ne souhaite passer deux ans sous les cendres…

    C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on évoque l’année 1963 et la venue de John Fitzgeral Kennedy, on ne peut pas la dissocier de l’une des plus grosses catastrophes naturelles traversées par le Costa Rica : l’éruption du volcan Irazu.