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Le fruit du jour : la Guanábana ou Corossol

Ce gros fruit épineux, originaire du Pérou fait parti de la famille des Annonaceae. Son goût doux et acidulé est excellent en jus ou en glace. Riche en vitamine il fait parti de ces aliments à consommer sans modération. Utilisé depuis la nuit des temps dans les médecines indigènes des pays tropicaux, il a des vertus thérapeutiques en matière d’insomnies, de déficience cardiaque et de maladie parasitaire, d’arthrite. Récemment, les chercheurs de l’université américaine Purdue ont mit en évidence sa terrible efficacité en matière de cancer du sein, des ovaires, des intestins, de la prostate, du foie et des poumons et quelques autres. Différents groupes de recherche ont confirmé que ces produits chimiques ont la propriétés et la toxicité sélective contre les différents types de cellules cancéreuses sans nuire aux cellules saines. Ses effets anti-bactériens, anti-parasitaires et anti-fongiques démontre des effets 10,000 fois supérieur à l’Adriamycin (drogue couramment employée en chimiothérapie). Egalement analgésique, sédatif et antispasmodique la Guanábana nettoie l’organisme. De nombreuses études pharmaceutiques ont essayé de synthétiser les produits actifs mais sans succès. Peut-être est-ce la raison pour laquelle aucun traitement anti-cancéreux n’est proposé à base de Corossol car les laboratoires ne peuvent pas protéger par un brevet un arbre ou une plante.  La forêt tropicale et son Corossolier arriveront-ils à révolutionner les thérapeutiques anti-cancéreuses ? Rien n’est moins sûr économiquement parlant. Les principes actifs sont surtout dans les feuilles et les graines. En attendant que nos cancers, insomnies ou autres maux soient soignés par la Guanábana, je vous propose une petite recette rafraîchissante :

SORBET DE COROSSOL

Ingrédients :

- 50 cl de jus de corossol
- 1 zeste de citron
- 1 cuillère d’essence de vanille
- 2 pincées de cannelle
- 200 g de sucre en poudre

Mélanger le jus de corossol au zeste de citron, à l’essence de vanille, à la cannelle et au sucre en poudre. Battre vigoureusement la préparation et verser le tout dans un moule. Faire glacer dans une sorbetière de préférence pendant 3 h. C’est prêt, régalez-vous ! Au Costa Rica, sur les marchés, il y a toujours un marchand ambulant vous proposant des verres de ce nectar pour 300 colones le verre. A déguster sans attendre…



4 réflexions au sujet de « Le fruit du jour : la Guanábana ou Corossol »

  1. Anonyme

    J’espère que mon commentaire sera publié …. Attention avec ce fruit et ses feuilles ( consommées en infusion …) voici un copier/coller d’une étude :
    L’équipe du Dr Dominique Caparros-Lefèbvre a montré dans une série d’études commencée en 19992 que la consommation de corossol (et de ses feuilles infusées), ainsi que celle d’autres espèces appartenant au même genre botanique, était potentiellement la cause d’une forme de parkinsonisme atypique (paralysie supranucléaire progressive, PSP) résistant aux thérapies classiques basées sur un apport de L-DOPA. Ainsi, en Guadeloupe, où l’étude initiale a été menée, 77 % des patients parkinsoniens présentaient une forme atypique (contre 20 % dans la population normale). En faveur de cette hypothèse, les médecins ont observé que la cessation de la consommation de corossol entraînait une cessation de la progression des symptômes (et même une amélioration, chez un des patients).
    Une telle augmentation des formes atypiques de parkinsonisme avait déjà été observée sur l’île de Guam, où le parkinsonisme était associé à une sclérose latérale amyotrophique. Dans ce dernier cas, des facteurs environnementaux (notamment la forte concentration d’aluminium dans l’eau de consommation, ou encore l’implication de toxines bactériennes via la chaîne alimentaire) avaient été invoqués pour expliquer ce phénomène, mais il se pourrait que la consommation de plantes de la famille des Annonaceae dans l’alimentation ou la médecine traditionnelle soient en partie responsables de l’augmentation de la fréquence de parkinsonismes atypiques.
    Les composés potentiellement responsables de la dégénérescence neuronale ont été identifiés, et appartiennent à deux classes chimiques très différentes. D’une part, des alcaloïdes de types benzyl-tétrahydroisoquinoléique et apparentés, de faible puissance en tant qu’inducteurs d’une mort neuronale par apoptose, mais pouvant participer à la symptomatologie chez les patients, ont été identifiés il y longtemps au sein des fruits. Plus récemment, des acétogénines ont été détectées dans le fruit3. L’annonacine, représentant majoritaire de cette famille d’inhibiteurs de la respiration mitochondriale au sein de l’espèce, a montré une neurotoxicité importante in vitro 4 et in vivo 5. Des études complémentaires, notamment épidémiologiques, restent nécessaires avant de conclure de manière formelle à l’implication de ces toxines dans les pathologies guadeloupéennes.

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    1. Anne Auteur de l’article

      Cette étude a effectivement mis en avant une éventualité d’un lien entre la consommation des feuilles de corossol en infusion et la maladie de Parkinson.
      Toutefois, un avis de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a été publié et aucun lien n’a été à ce jour mis en évidence. Cette mise en évidence est complexe du fait de l’intervention de nombreux extérieurs comme : les pesticides, le patrimoine génétique de la population étudiée, les spécificités environnementales de la zone, etc.http://www.anses.fr/Documents/NUT2008sa0171.pdf.
      Les études se poursuivent et nous ne manqueront pas de vous tenir informé.

  2. yves allaire

    J’arrive de Cuba j’ai rapporté une guanabana et j’ai gardé les graines. Je peux en donner quelque unes.

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  3. Nathalie S

    Bonjour à tous,
    Je voudrais cultiver des Corossol, quelqu’un peut m’aider à trouver des graines ou des plants. Merci
    Nathalie S

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